La pêche

Pêche traditionnelle

La pêche a une longue tradition chez les populations riveraines notamment dans la zone de Porga, favorisée par l’existence de la rivière Pendjari. Elle est pratiquée par les villageois et aussi par des professionnels d’origines ghanéenne, malienne et nigérienne. Les populations riveraines de la Réserve de Biosphère de la Pendjari sont autorisées selon le droit d’usage à pêcher dans la Zone Cynégétique de la Pendjari jusqu’à une certaine limite. Dans la rivière Pendjari, seuls les pêcheurs professionnels sont admis dans la Zone Cynégétique de la Pendjari.

Par contre, du côté Burkina Faso, la pêche est autorisée aussi dans la zone du Parc National, ce qui est contraire aux objectifs de conservation et rend toute gestion difficile.  

Matériel de pêche

Le Nefourkouhoun (filet chaîne) est le matériel de pêche le plus apprécié mais qui n’est pas à la portée de tous les pêcheurs. Son usage se fait en groupe de 6 ou 7 pêcheurs et la prise est ensuite partagée. Il est utilisé en eaux profondes et de préférence là où il n’ya pas de cailloux. En haoussa on l’appelle le Taroun Djan.

Le Kantchépondi (filet à la ligne simple) est très utilisé par les différents pêcheurs. Le filet est mis en place le soir et le lendemain on va chercher les prises. Il s’utilise en tout lieu.

Il existe d’autres matériels de pêche tel que :

·         L’hameçon à la ligne (Fiebssi en Biali) ;

·         Le filet épervier qui s’utilise en tout endroit (Assabou en Biali)

 

Commercialisation

Le poisson est vendu frais ou fumé au niveau des campements de pêche. Le frais est très prisé par les mareyeurs burkinabés qui convoient des camions avec de grandes glaciaires leur permettant de conserver pendant des semaines le poisson. Ils viennent d’Ouagadougou, à plus de 300 km et peuvent rester 10 jours à un mois dans les campements pour charger les camions. Le poisson fumé est écoulé sur les marchés béninois. Les marchés les plus fournis sont ceux de : Tantéga, Simou, Matéri, Dassari, Tanguiéta, Natitingou, Djougou et même Parakou à presque 300 km.

Le poisson est dans tous les cas vendu. Le problème rencontré par les pêcheurs se situe plutôt au niveau des prises. Celles-ci sont très fluctuantes et rendent parfois les gains aléatoires. A part le fumage le poisson ne subit pas, localement, d’autres types de transformations.

Plate-forme Transhumance Transfrontalière Benin - Burkina Faso